Henri Plisson
Henri Plisson naît le 20 septembre 1908 à Saint-Gaultier (Indre). Son enfance se déroule à Montmorillon puis à Poitiers. Très tôt attiré par le dessin, il rejoint Paris en 1925 et suit les cours de l’Académie du boulevard de Clichy ainsi que ceux de l’Académie de la Ville de Paris, boulevard Montparnasse. Il est admis à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Lucien Simon, formation solide qui l’ancre dans une tradition figurative exigeante.
Après son service militaire en Indochine, dont il rapporte de nombreuses aquarelles, il s’oriente vers la peinture animalière sous l’influence d’Henri Deluermoz. Il fréquente le Jardin des Plantes et le zoo de Vincennes, thèmes qui nourriront durablement son imaginaire. Il expose dès 1932 au Salon des Indépendants.
La rencontre décisive avec Pierre Lebasque, fils du peintre Henri Lebasque, introduit Plisson à la céramique. À partir de 1934, il développe une technique personnelle fondée sur la superposition d’émaux, de terres et parfois de verre en fusion, multipliant les cuissons pour obtenir des effets de profondeur et de cloisonnement proches de la mosaïque.
Mobilisé au début de la guerre, il revient à Paris en 1940 et installe son atelier rue du Cherche-Midi. Il devient sociétaire du Salon d’Automne et poursuit une activité régulière dans les grands salons parisiens.
À partir de 1946, la céramique prend une place centrale dans son œuvre. Installé rue Franquet avec Ginette Renoux, il met au point ce que l’on appellera plus tard la « technique Plisson » : association de matières vitrifiables et non vitrifiables, émaux mats et brillants, effets de cloisonnement coloré. L’atelier devient un lieu d’expérimentation fréquenté par de nombreux peintres figuratifs de l’après-guerre.
Il réalise des ensembles monumentaux, des vitrines scénographiques, des commandes publiques et participe à des expositions internationales (Lausanne, Zurich, Genève, Monaco, Boston). Ses œuvres entrent dans les collections du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, du Musée Sainte-Croix de Poitiers, du Museum of Fine Arts de Boston et du musée Mohamed Mahmoud Khalil au Caire.
En 1973, il est nommé Peintre agréé de la Marine. Ses voyages maritimes nourrissent alors une série de paysages portuaires et de scènes côtières où l’eau, la lumière et le vent deviennent les véritables sujets.
Henri Plisson meurt à Paris le 9 novembre 2002.
Son œuvre, à la fois picturale et céramique, témoigne d’une recherche constante sur la matière, la couleur et la surface.