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Mont de Galilée
Signé en bas à droite.
Sous un vaste ciel bleu, un paysage désertique s'étend, borné d'une ligne de montagnes sombres à l’horizon.
Ce tableau est encadré d'une caisse américaune noire et présenté en accrochage avec Incertitude, une huile sur toile d'André Chochon.
Le tableau s’organise en trois zones — sol, crête montagneuse, ciel — dans une composition d’une grande sobriété. Le sol, ocre et rose, est traité avec une matière épaisse et mouvementée, qui renforce l'aspect minéral du paysage. Aucun élément végétal, aucune trace humaine n’apparaît.
Avec Monts de Galilée, Michèle Battut livre un paysage sans récit ni topographie explicite. Le titre évoque un lieu, mais la peinture expose un espace inconnu structuré par la matière et la lumière. Le ciel agit comme une contrepartie au sol rugueux et renforce l'impression d’équilibre qui émane de la toile. La ligne de crête, noire et distante, joue un rôle d’articulation entre les deux masses.
La surface picturale est travaillée dans la densité et la lumière n’est pas un effet : elle émerge de la texture même de la peinture. Ce tableau, par sa composition sobre et sa rigueur formelle, annonce les grandes toiles de ciel qui marqueront une partie importante de l’œuvre de Battut à partir des années 1990.