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Port de Marseille par temps gris
Signé en bas au milieu
Bateaux, drapeaux, passants et immeubles peuplent cette vue du Port de Marseille, vers le bassin du Carénage. Cette œuvre est antérieure aux destructions de 1943.
Cette aquarelle est présentée en accrochage avec une huile sur toile de Monique Journod, intitulée Les Deux arbres.
Au premier plan, l’eau du port accueille les embarcations dans un jeu de reflets qui en anime la surface. Les mâts dressent dans l’espace un repère vertical qui rythme la scène. À l’arrière-plan s’étagent les façades du port ancien et la silhouette de la ville. Sur la gauche, émerge un édifice religieux, peut-être l’église Saint-Laurent.
Le choix d’une vision prise au niveau de l’eau permet d’installer une continuité entre l’activité du port, les quais et le tissu architectural et confère à l’ensemble une forte cohérence visuelle.
Grâce à l’aquarelle, Valabrègue saisit le caractère du lieu avec vivacité et précision. Il utilise la transparence des lavis, la légèreté du coloris et la souplesse des réserves pour restituer l’atmosphère du port. La palette, avec ses bleus, ses gris et ses ocres clairs, unit l’eau, l’air et la pierre dans une même respiration.
Cette aquarelle conserve la mémoire du port alors que subsistaient encore les fronts bâtis traditionnels et la physionomie historique de la ville.
Sa fluidité d’exécution, la clarté de sa composition attestent de sa qualité picturale. Elle témoigne de la capacité de l’artiste à faire dialoguer architecture, vie maritime et lumière méditerranéenne.